Par O. A. Meini
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Passionnée par les mots, les voyages, la cuisine, les spectacles, l'art et l'histoire, j'aime découvrir le monde sous toutes ses formes : de nouveaux lieux, de nouvelles cultures et de potentielles nouvelles histoires à vivre ou écrire. Entre mon amour de mots, des librairies, des bibliothèques, mes escapades dans des musées ou mes grands voyages dans le monde, je cultive une curiosité optimiste pour la vie qui m'entoure.
J'écris par passion: l'écriture m'évade autant qu'elle me recentre et m'apaise. C'est pour moi un espace de vie majeur; une manière de retrouver une forme de sérénité intérieure, et de donner du sens à ce que je vis ou traverse. C'est aussi un espace de joie et de bonheur, où je peux m'amuser à créer des histoires qui me font rire ou me permettent de surmonter des moments plus complexes.
Mon texte parle de métamorphose et d'apprentissage, de ces bouleversements plus ou moins forts qui nous changent, de moments de vie charnières, de petits et grands bonheurs, d'épreuves à dépasser pour évoluer. J'aime me rapprocher du réel, avec une pointe d'humour et une dose de romanesque : les amitiés qui nous construisent; les peines qui nous transforment; les rencontres qui nous surprennent, et les chemins inattendus qui nous ramènent paradoxalement à nous-mêmes et nous grandissent quoi qu'ils nous coûtent.
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Je vous propose d'être acteur de la naissance de mon livre, en m'aidant à faire de sa parution prochaine avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus il sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents en page de remerciements (sauf avis contraire de votre part) et recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus en France (DOM-TOM inclus) ! Merci de votre soutien dans la réalisation de ce beau projet.
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Professeure d'anglais, je suis passionnée de littérature et d'écriture. Née à Paris, j'ai vécu et travaillé aux quatre coins de la France, avant de poser mes valises dans le Sud, sous le soleil.

Ce roman, d'inspiration feel-good, teinté d'humour et à la veine romanesque assumée, suit les péripéties de Penny, petit bout de femme délicieusement gauche, doucement romantique et adorablement pétillante qui, à l'aube de ses 30 ans, se pose des questions sur la suite à donner à sa vie et tente de gérer la transition parfois délicate vers le monde des adultes.
Entourée de sa bande d'amis avec qui elle partage tout, des petits drames aux grands rires, elle va vivre une année riche en changements. Entre rencontres inattendues, décisions plus ou moins bonnes, situations franchement cocasses et gestion des émotions parfois problématique, la transition vers ses 30 ans va s'avérer pleine de rebondissements qui vont transformer tout son petit monde et toutes ses grandes certitudes.
Les thèmes abordés sont l'amitié, l'amour, la mutation, l'entrée dans l'âge adulte et le changement. Les aventures de Penny sont à la fois banales, car proches de la vie réelle, doucement romantiques, avec une pointe de romanesque marquée, et déjantées, car présentées avec beaucoup d'humour. C'est un roman d'apprentissage sur des moments de vie majeurs, dont l'atmosphère est tournée vers la détente. Les personnages ont de fortes personnalités et leurs aléas nous font rire et nous les rendent attachants.
Le livre s'adresse à tout type de public. Certains aspects de la vie de Penny, qui travaille dans un collège, sont inspirés de mon travail, mais vus par le prisme de l'humour et de la drôlerie.
Toujours est-il qu'en arrivant en salle des profs, j'ai découvert que j'avais laissé mon scotch sur mon bureau au CDI. Hors de question de retraverser toute la cour et deux bâtiments pour aller le chercher ! J'aperçois une collègue occupée à faire des photocopies ; je m'approche d'elle et je lui demande si elle a sa trousse et peut me dépanner. Pas de bol, la collègue en question, c'est Adèle, une collègue avec qui je n'ai guère d'atomes crochus. Les rares fois où nous nous sommes parlé, c'était aussi glacial qu'un hiver sibérien, et quand nous avons une fois organisé un atelier au CDI avec une de ses classes, elle n'a cessé de me donner des ordres comme si j'étais sa secrétaire. J'ai fini par lui dire que je ne l'étais pas, et depuis, nos relations n'ont pas évolué en mieux.
Ceci dit, elle me répond qu'elle a du scotch dans sa trousse et que bien sûr, elle peut me dépanner ; jusque-là, tout va bien. Mais c'était sans compter sur sa rancune envers moi ; en me tendant son rouleau, elle me toise :
– Dis donc, Penny, ça ne t'était pas venu à l'esprit que tu pourrais avoir besoin de scotch pour scotcher ton affiche ?
Premier tir de rafales. L'avantage va à l'attaquant.
Piquée, je lui réponds, d'un ton un peu moqueur :
– Crois-le ou non, ça m'a effleuré l'esprit. Mais tu sais, contrairement à la croyance populaire, je ne suis pas parfaite, et ça m'arrive d'oublier des choses.
– Quelle croyance populaire ? me répond-elle, pince-sans-rire.
Ok, Adèle, j'ai compris, tu cherches la bagarre.
– Moi, j'ai toujours mes affaires avec moi, insiste-t-elle avec un sourire méprisant. Toujours ! Tu sais, ce genre d'habitudes, ça s'appelle l'expérience. Tu en auras aussi, un jour.
– D'ici quelques années, en prenant de l'âge, assurément, je réponds, mordante.
Deuxième round : l'avantage va à l'attaqué. Bien joué, Penny. C'était mesquin, mais efficace !
Mais le match n'est pas terminé. Adèle ne s'avoue pas vaincue. Même blessé, le tigre griffe encore.
– Tout ça pour des vieux films, en plus ! Me lance-t-elle en observant mon affiche et en hochant négativement la tête d'un air désapprobateur. Tu pourrais peut-être plutôt passer des films susceptibles d'intéresser les jeunes, non ? Tu choisis toujours des films des années 50. Tu sais, je ne pense pas que ton ciné club va garder ses adeptes si tu n'essaies pas de diversifier tes projections. Tu es dans un collège, pas dans une maison de retraite !
– On se demande bien d'où pourrait venir la confusion, je grince entre mes dents, en la regardant, la cinquantaine coincée dans des collants couleur chair et des jupes à carreaux.
– Quoi ? me dit-elle brusquement.
– Les séances rencontrent un franc succès, je reprends. Le CDI, pour ta gouverne, est complet à chaque fois ! Et je ne passe pas que des films des années 50, au passage. J'ai proposé un cycle De Niro et un autre Meryl Streep. J'ai aussi projeté des comédies musicales comme Singin' in the Rain et des films d'anticipation comme Terminator 2. C'est varié et divers. Tu devrais venir un jour, tu verrais ça, je conclus.
Je suis plutôt contente de moi. Je crois que je l'ai bien rhabillée pour l'hiver (et elle en a besoin, au sens littéral aussi. Mon Dieu, mais qu'est-ce que c'est que cette jupe ? Elle a cambriolé un EHPAD ou quoi ? Quelque part dans cette ville, je suis sûre qu'une grand-mère s'est fait détrousser).
Troisième round : net avantage, de nouveau, pour l'attaqué. Penny : 2 ; Adèle : 1.
– J'aimerais bien, Penny, me répond-elle d'une voix faussement déçue, venir voir ton petit club et tes petits films (elle insiste bien sur « petit »), mais hélas, je ne trouve jamais le temps, entre mon mari et mes deux enfants...
Là, ça s'annonce mal : je la vois venir, elle va faire un triplé en me pulvérisant avec sa grenade sur ma vie privée. Attention, l'empire a contre-attaqué, et je suis dans le viseur, pleine lucarne.
– Ah, tu sais, parfois, je t'envie, poursuit-elle dans un soupir faussement envieux et délibérément condescendant. Toi, tu es seule, et tu as du temps pour ce genre de futilités.
BOUM ! Quand je vous disais que ça allait faire mal.
En une phrase, elle m'a envoyé deux décharges : mon célibat, et la non-importance de mon ciné club. Chacune des deux bastos était mortelle. [...]
Elle me lance un de ses sourires qui, selon moi, signifient « tu es une pauvre ratée dont personne ne veut » et je me dis que décidément, j'ai bien fait de venir lui parler, à cette sorcière. [...]
Je colle l'affiche d'un geste sec et tout en lui rendant son scotch, je rétorque, sans aucun effet pour être aimable :
– Oui, c'est sûr, ma chère Adèle, tu dis vrai, je n'ai encore ni mari ni enfants. Mais bon, en même temps, je crois que j'ai encore le temps.
Ça n'effacera pas totalement l'humiliation subie, mais je crois que j'ai quand même redressé la barre et un peu lavé mon honneur. C'est un petit lot de consolation, mais ça console tout de même.
[...]
Elle m'a traitée de ratée ; je la traite de vieille peau. On en est où des comptes ? Je crois que ça finit sur un match nul, même si j'accuse une belle déchirure musculaire au cœur qui fait pencher la balance en sa faveur.
Décidément, j'adore ce collège.
– Oui, c'est toujours ce qu'on dit.
Au temps pour moi ! L'arbitre n'avait pas donné le coup de sifflet réglementaire et le match n'était pas fini. Avec ce formidable penalty, elle remporte la deuxième mi-temps, et me cloue au poteau.
Adèle = 4025 ; Penny = moins 3024.

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