Par Johanna HERSCHKORN
Cette romance young adult est mon premier roman. C’est le récit d’une histoire d’amour naissante entre deux lycéens : d’un côté une jeune gymnaste ambitieuse, de l’autre un joueur de basket arrogant. Leur rencontre s’avérera être un tournant décisif dans leurs destins respectifs.
Au fil d’une intrigue mêlant amour, amitié, passion, sport, drame et bonheur, la vie d’Alison Moreau sera totalement bouleversée le jour où elle fera sa rencontre.
D’abord simple distraction, l’écriture de ce roman est peu à peu devenue une passion, puis une aventure. Sa rédaction représente la première étape ; maintenant j’aspire à compléter l’autre moitié de cette aventure : être lue.
Je vous propose d'être acteur et actrice de la naissance de mon livre en m'aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus !
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Je m’appelle Johanna Herschkorn, j’ai 25 ans et je suis professeure des écoles.
Depuis l’enfance, j’ai toujours trouvé refuge dans l’imaginaire. Pendant des heures, je jouais avec mes poupées, inventant des mondes, donnant vie à des personnages et racontant des histoires qui n’appartenaient qu’à moi.
En grandissant, cette envie de créer ne m’a jamais quittée. Nourrie par ma sensibilité, mon imagination, mes voyages, mes lectures et le cinéma, j’ai commencé à écrire les premières pages de ce roman à dix-sept ans. Très vite, l’histoire a pris sa place et les mots sont venus naturellement. Les pages se sont enchaînées, portées par l’envie de raconter. Pourtant, je l’ai longtemps gardée pour moi, sans oser la dévoiler. Aujourd’hui, à 25 ans, je trouve enfin le courage de la partager.

Alison
Cela fait vingt minutes que j’ai passé l’appel. J'ai le dépanneur le plus bête de l'univers ou quoi ? Je commence à perdre patience quand je vois la dépanneuse arriver au loin. Ce n'est pas trop tôt ! Elle se gare devant ma voiture et le conducteur sort du véhicule. Mais qu’ai-je fait pour toujours tomber sur Simon quoi que je fasse ?
- Tiens, encore toi, duchesse. Décidément, on ne se quitte plus !
- Je ne suis pas là pour me taper la causette avec toi alors si tu pouvais effectuer ton travail et vite si possible, je suis pressée, dis-je après avoir levé les yeux au ciel. Sur ces mots, je me retourne et m'éloigne de lui.
- À tes ordres ! Dit-il avec ironie.
Après quelques minutes, il regarde toujours sous le capot de la voiture. Décidément, il est vraiment bon qu’à m’énerver. Je m'approche de lui et je me rends compte qu'il est aussi perdu que moi.
- Qu'est-ce que tu fabriques ? Tu sais d’où vient la panne ou pas ?
- Euh oui. Je suis quasiment sûr que c'est ce truc-là qui a un problème, du coup ça, ça ne marche pas et par là non plus. Oui, voilà ! Dit-il en essayant de se convaincre lui-même. Je lève les yeux au ciel.
- Bon si tu le dis mais je ne crois pas que ça soit ça ! Parce que pourquoi ça fume par-là, si le problème vient de là ? Lui ai-je dit en montrant du doigt quelques pièces de la voiture.
Il prend un air d'incompréhension et me regarde hautainement.
- Tu sais quoi, MacGyver, si tu sais mieux que moi, pourquoi tu ne te dépannes pas toute seule, hein ?
- Très bien ! Je n'ai pas besoin de toi, je peux me débrouiller. Mon père m'a appris à être autonome et à ne jamais dépendre de personne ! Je n'ai pas besoin de toi. Je peux y arriver toute seule.
Simon semble se vexer et commence à monter le ton. Je crois que j'ai touché son ego.
- Ah oui et pourquoi tu n'appelles pas ton cher papa à la rescousse ?
- Ne va pas sur ce terrain-là, tu ne sais pas de quoi tu parles.
- Oh si, crois-moi. Je connais les petites duchesses dans ton genre. Les petites filles bien entourées qui n'ont jamais manqué de rien, qui ont toujours eu tout ce qu'elles voulaient. Les fifilles de leur papa je les connais par cœur...
- Il est mort, dis-je sèchement pour le couper dans sa tirade.
- Quoi ? Dit-il d’une voix sourde.
- Il est mort. Je n'ai plus de père. Je n'ai pas la vie que tu crois, je ne vis pas dans le monde parfait que tu imagines. J'ai aussi des problèmes. Je ne vis pas le conte de fées que tu penses. Des larmes se mettent à couler sur mes joues et je mets une main sur ma bouche pour tenter d’étouffer mes sanglots mais l’émotion me submerge.
Simon me regarde avec compassion. Il a l'air très mal à l'aise. Je ne supporte pas qu'on me regarde avec pitié.
- Ali, je....
- Non, ne dis rien. Je ne veux pas de ta pitié. Occupe-toi de ma voiture, c'est tout ce que je te demande.
Sur ces mots, je m'éloigne de lui et je vais m'assoir plus loin. Il m'a poussée à bout, je le déteste. Comment peut-on être aussi méchant ? J’ai horreur de pleurer devant des gens, surtout devant lui. Il a finalement obtenu ce qu'il voulait.
Simon
Je ne suis qu'un imbécile. Je ne me doutais pas qu'elle pouvait avoir autant de problèmes. Je la voyais comme la fille parfaite, qui a tout ce qu'elle veut. Je me suis bien trompé.
J'ai fini d'installer sa voiture pour la remorquer mais je n'ose pas aller la voir. Pourtant il le faut bien. Elle est assise par terre au milieu du champ et regarde vers l'horizon. Je prends une voix douce et m'approche d’elle.
- C'est bon, j'ai fini. Tu as besoin que je te ramène ?
- Non, c'est bon. Contente-toi de la voiture.
- Mais quelqu'un vient te chercher ?
- Qu'est-ce que ça peut te faire ? Me dit-elle en me fusillant du regard.
- Écoute Ali, je suis vraiment désolé. J'étais loin d'imaginer que tu avais tant de problèmes. Tu ne le montres tellement pas. J'ai vraiment été bête, je te l'accorde. J'aimerais qu'on reparte sur de bonnes bases, toi et moi.
Elle essuie une dernière larme qui coule sur sa joue et finit par lever les yeux vers moi. Elle me fixe un instant et finit par hocher la tête. Un sourire satisfait se dessine sur mon visage tandis que je m'accroupis devant elle.
- Cool. Alors bonjour, je m'appelle Simon Collin, lui ai-je dit en lui tendant la main. Elle laisse échapper un petit rire et serre ma main.
- Enchantée. Moi c'est Alison.
Nous restons là un moment, à nous regarder. Elle est vraiment belle. Quelques secondes se sont écoulées avant que je brise le silence et que je propose de la ramener. Elle acquiesce d'un signe de tête et nous montons tous les deux dans la dépanneuse.
Une fois arrivés devant chez elle, elle me regarde et me sourit. Mon cœur se met à tambouriner dans ma poitrine.
- Merci. À lundi, au lycée.
- À lundi, duchesse.
Elle descend et rentre chez elle. Je sens que pour la première fois, le regard que je pose sur elle est différent. Une partie de moi est attirée par elle, d’une façon inexplicable. Je souris tout seul, comme un idiot, avant de redémarrer et de rentrer au garage.

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