Par François DELAGRANGE
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Je viens d’un monde où l’on transmet, où l’on écoute, où la mémoire pèse autant que la parole.
Mon écriture naît des paysages, des visages disparus, des amours qui ne meurent jamais vraiment.
Ce livre est l’aboutissement d’un long mûrissement : dire ce qui a été tu, éclairer une histoire brisée, un amour empêché et tenter de sauver ce qui peut l’être avant que tout ne s’efface.
Je vous propose d'être acteur et actrice de la naissance de mon livre en m'aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus !
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Né en 1952, j’ai été professeur puis proviseur de lycée. Passionné depuis toujours par l’écriture et par l’art de raconter des histoires, j’ai longtemps porté en moi l’envie de ce livre sans trouver la force de l’achever. J’ai publié à compte d’auteur un essai sur l’Éducation nationale (Guide pour les ministres de l’Éducation nationale) et un roman, La mystérieuse affaire de Charmeil, est actuellement en lecture chez des éditeurs.

« Avant que tout s’efface » est un roman inspiré d’une histoire vécue : celle d’un premier amour foudroyant, né dans les années 1970, détruit par les préjugés, les manipulations et le silence, puis retrouvé cinquante-deux ans plus tard.
Le livre explore un thème universel : celui des rêves brisés par les adultes, les conventions sociales ou les secrets imposés. Son originalité tient à la manière dont deux époques dialoguent — la jeunesse vibrante et la vieillesse lucide — pour révéler peu à peu la vérité d’un drame invisible.
C’est un récit sensible, profondément humain, qui parle à tous ceux qui ont aimé trop tôt, trop fort, ou trop maladroitement ; à ceux qui portent encore en eux une absence, un regret, ou un et si….
Lire ce roman, c’est entrer dans une histoire qui touche au cœur : un amour empêché, un mystère longtemps enfoui, et la force des retrouvailles qui réparent ce que la vie avait brisé.
Le livre s’adresse à un large public : lecteurs de récits intimistes, de sagas émotionnelles, d’histoires vraies réinterprétées avec une profondeur romanesque.
Il porte autant l’aspiration à comprendre le passé que celle d’apaiser ce qui demeure — parce que, parfois, les amours que l’on croyait effacés sont ceux qui nous définissent le plus.

8 août 2022
Il avait cessé d’attendre depuis longtemps.
Pas par indifférence. Pas par oubli.
Simplement parce que les années l’avaient poli comme une pierre, usée lentement par les eaux du temps. L’espoir en l’avenir, l’avait quitté sans bruit, comme une marée en fin de cycle. Il ne croyait plus à rien, ni aux gens, ni aux miracles, ni à la tendresse durable.
Il vivait seul, à flanc de colline, dans une maison silencieuse aux volets fatigués, non loin du village où il avait grandi. Il partageait ses journées avec ses livres, ses souvenirs, le silence, les balades avec sa chienne Cora, et le tic-tac obstiné d’une horloge qui semblait refuser, elle aussi, de s’arrêter.
Il donnait encore des cours, de manière sporadique, en répondant à quelques demandes de formations. Ce n’était pas vraiment de l’envie, plutôt une échappatoire, un moyen de fréquenter encore un peu le monde vivant. Et peut-être, aussi, de fuir certains jours trop longs.
Il écrivait, ou tentait de le faire. Mais les phrases s’éteignaient avant même de naître.
Ses journées passaient, semblables, grises et lentes, rythmées par le café du matin, les promenades entre les haies de buis, l’écoute des chants d’oiseaux, les traces fraîches des chevreuils dans la boue. Sa vie s’était faite minérale, semblable aux saisons : obstinée, répétitive, comme une attente prolongée d’une fin qu’il espérait presque.
Et puis, un matin, alors qu’il allumait son ordinateur comme tous les jours, il entendit un bip bref, suivi du message : « Vous avez un nouveau message. »
C’était si rare qu’il cliqua immédiatement sur l’icône de la petite enveloppe.
Sur sa boîte mail, une ligne en gras s’affichait : « Géraldine a répondu sur « Copains d’avant. »
Il lâcha la souris comme s’il venait de saisir une braise
Il recula son fauteuil, ferma les yeux, les mains tremblantes. Son souffle s’accéléra. Ce prénom, depuis le temps, il n’y pensait plus. Et pourtant, au fond, il n’avait jamais cessé de vivre quelque part en lui.
Il attendit, tenta de ralentir le tumulte de son cœur. Puis, prudemment, appuya sur le bouton gauche de la souris, les yeux à demi clos, comme s’il ouvrait une porte vers un lieu interdit.
Les mots apparurent : « Coucou, c’est moi, c’est Géraldine. Tu peux me joindre sur ma BAL : geraldine.h.7894@gmail.com »
Un vertige. Une bouffée, d’absurde irruption du passé dans le présent.
Il éteignit aussitôt l’ordinateur, se leva brusquement, siffla sa chienne. Il fit quelques pas sur le chemin, puis s’arrêta net. Revint sur ses pas. Ralluma l’ordinateur, le cœur battant. Ses mains tremblaient légèrement quand il se connecta.
Il tapa : « C’est toi, Géraldine ? La fille que j’ai rencontrée, il y a si longtemps, à Huriel ? Tu te souviens de moi ? »
Et la réponse tomba presque aussitôt, comme si elle attendait derrière son ordinateur.
« C’est bien moi, oui… Comment veux-tu que j’oublie quelqu’un qui a marqué ma jeunesse au fer rouge ?
Je serai sur la place de la Toque, au bout de « l’allée des soupirs », vendredi prochain, partir de 16 h. Si tu ne veux pas venir, je comprendrai. G »
Il relut. Plusieurs fois. Puis ferma les yeux. Murmura son prénom, très bas, comme pour voir s’il sonnait encore juste dans sa bouche :
— Géraldine
Cinquante-deux ans.
Une vie entière.
Et elle réapparaissait, comme un mirage, une page oubliée d’un vieux livre qu’on n’a jamais réussi à refermer.
Le vendredi était dans six jours.
Il n’en parla à personne. Il ne projeta rien. Mais son corps, lui, savait. Chaque battement de cœur résonnait plus fort, comme un vieux moteur qui refuse l’arrêt.
Il ne dormait plus vraiment.
La nuit, il rêvait d’elle sans voir son visage.
Des éclats de souvenirs remontaient par bribes : l’odeur du foin, une pluie tiède sur les épaules, ses cheveux mouillés plaqués contre ses joues, le bourdonnement d’un insecte dans la chaleur d’août, les ronflements des Vélosolex…
Et ses yeux. Surtout ses yeux. Ceux qu’elle avait posés sur lui la toute première fois, avec cette manière de regarder qui dit tout, sans rien dire.
Le vendredi arriva.
Il se leva très tôt, sans faim. Se rasa de près, comme à vingt ans. Mit une chemise blanche, repassée avec soin. Une chemise qu’il n’avait pas portée depuis des années.
Il prit sa voiture, descendit vers Huriel en silence, les vitres fermées, la radio éteinte.
Ses mains étaient moites sur le volant. Il ne pensait plus à rien. Seulement à elle.
Il arriva à 15 h 30. Se gara. Resta là à attendre
Le cœur battant, les yeux rivés sur l’angle de la rue, ce dernier virage qui masquait la petite route menant à la place.
Il se sentait à la fois trop vieux et trop jeune.
Comme si le passé avait soudain ressurgi, s’était superposé au présent, l’un chevauchant l’autre.
Comme s’il allait revoir un fantôme. Ou peut-être… la seule femme qu’il n’avait jamais vraiment oubliée. Peut-être aussi aurait-il des réponses à cette incroyable histoire d’amour dont il ignorait toujours les raisons profondes, qui l’avait assassinée.
Il jeta un œil à l’horloge du tableau de bord.
15 h 57.
Une petite voiture apparut. Elle ralentit, tourna brusquement, et se gara à une dizaine de mètres de lui.
Rien ne bougea.
Les deux conducteurs restèrent immobiles, chacun figé derrière son volant, comme dans un théâtre muet. Les secondes s’étiraient.
Puis, au bout de quelques minutes, il ouvrit lentement la portière.
Se leva. Avança, le ventre noué, les jambes incertaines.
À mesure qu’il approchait, les souvenirs le percutèrent, tous ensemble, comme une lame de fond : les lettres échangées, les cris, les pleurs — surtout les pleurs — et ce dernier regard qu’elle lui avait lancé, il y a si longtemps, sans savoir qu’il serait le dernier.
Chaque pas pesait plus que le précédent.
Le soleil brillait, les reflets du pare-brise l’aveuglaient. Il ne distinguait pas qui était au volant.
Il cligna des yeux, hésita. Puis fit les deux derniers pas.
Un. Deux.
Et, par la vitre entrouverte, une voix, à peine plus qu’un souffle :
— Tu me reconnais ?

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En tant que passionné d'espace et de biologie, Je veux faire voyager mon public vers des contrées lointaines et mystérieuses remplies de créatures complexes. J'aborde cependant des thèmes assez terre à terre comme la dépression, les abus de substance,...