Par Virginie LARRIEU
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Vous êtes vous déjà demandé qui vous étiez en dehors de ce que vous avez été pour les autres ?
Il arrive un moment où la vie que l’on a construite ne suffit plus à nous définir.
Quand les rôles s’effacent, une question reste : qui suis-je ?
C’est dans cet espace que j’ai commencé à écrire. Portée par l’océan, les pins, l’iode et la sève, j’ai laissé émerger une histoire qui parle de corps, de désir, de liberté... et de cette force discrète qui pousse à se relever. Parce qu’au fond il ne s’agissait plus de tenir mais de vivre autrement.
Il suffit parfois d’un déplacement, d’un pas de côté, d’un endroit où l’on ne se reconnaît plus… pour que quelque chose commence.
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Née dans les Landes en 1979, j’ai grandi entre océan, Afrique et horizons lointains. Divorcée, et amoureuse, mère de deux garçons. Après un parcours professionnel tourné vers le service et le soin, j’ai choisi de revenir à l’essentiel : le lien à l’humain, à la nature et au vivant.

Quand mon fils cadet m’a annoncé qu’il aimerait partir en internat pour le lycée, puis étudier à l’étranger, j’ai ressenti comme le poids d’un questionnement intérieur : que vais-je faire une fois que mon enfant sera parti ? Qui suis-je en dehors de mes rôles sociaux ? Quels sont mes désirs et mes aspirations ?
La Fille de l’Océan est un roman de fiction contemporaine qui explore la reconstruction d’une femme à l’aube de la cinquantaine, lorsque les rôles qui ont structuré sa vie — mère, épouse, pilier — s’effacent. À travers un retour à la nature, à l’océan et au mouvement, le récit met en scène une traversée intérieure où le corps, longtemps contraint, redevient un espace de vie et de liberté.
L’originalité du projet réside dans son approche incarnée et sensorielle : la transformation ne passe ni par une rupture brutale ni par une intrigue spectaculaire, mais par une expérience intime du vivant. La nature, et en particulier l’océan, agit comme un miroir et un moteur de métamorphose.
Ce roman propose une représentation du féminin à un âge encore peu exploré en littérature, en abordant le désir, la solitude, la liberté et la réappropriation de soi avec justesse et nuance. Il s’adresse à un lectorat sensible aux récits d’introspection, aux parcours de résilience et aux écritures ancrées dans le lien entre l’humain et la nature.
Ses inspirations se situent à la croisée d’une littérature du sensible et du vivant, où l’expérience intérieure se déploie au contact des paysages, dans une écriture à la fois simple, poétique et incarnée.

Je ne sais plus vraiment comment j’ai accepté. Mais je me retrouve en combinaison shorty, accrochée à une « corchopan¹ » de la taille d’un paquebot de transport de marchandises, ma fierté s’étant fait définitivement la malle…
— Tu veux que je t’apprenne ? a-t-il dit, un peu comme on propose un café, sans insister, sans attente, mais avec ce regard malicieux et plein de bonnes intentions.
J’ai ri.
— Je ne sais même pas tenir debout sur une planche de paddle !
— Mejor ! a-t-il répondu. Tu n’as pas de mauvaises habitudes à perdre.
Et me voilà quelques heures plus tard, les pieds dans le sable. Le bruit de l’océan emplit tout, comme un grondement vivant, presque animal. L’air sent le sel, le vent, la liberté.
Santiago a posé sa planche à côté de la mienne. Il m’explique calmement les baïnes² , les courants, le pic… avec cet accent uruguayen, presque sicilien, qui siffle doucement, comme une déferlante en fin de course.
Je l’écoute, fascinée par sa façon de bouger, fluide, ancrée, instinctive. Il me montre comment me positionner, comment sentir le centre de gravité. Je ris souvent, nerveuse, maladroite, un peu honteuse aussi de mes gestes raides, de ce dos qui m’impose sans cesse des limites.
— Je ne crois pas que ce soit fait pour moi, ou que je sois faite pour ça ! dis-je, après plusieurs tentatives infructueuses.
— Tout le monde dit ça au début.
Il me lance un regard complice.
— Tu n’as pas besoin d’être forte, Camille, juste d’être là et de ressentir le moment. C’est si simple. Et si difficile à la fois.
Je le suis dans l’eau. Sa fraîcheur me saisit d’un coup, mais Santiago me tend déjà une main ferme pour que je monte sur la planche. Et dans ce geste, il y a une sérénité, une assurance que j’avais oubliée.
— Respire. Regarde loin devant. Ne regarde pas tes mains, ni ta planche. Et respire.
Puis il me pousse légèrement. L’eau se referme sur moi, deux fois, trois fois. Je tombe, riant et toussant en même temps, trempée jusqu’à l’âme.
Il me pousse une dernière fois. Je sens la glisse, le mouvement que prend la vague, sa direction. Je tente de me mettre debout encore, mais c’est à genoux, tel un chevalier, que je glisse sur ma première vague.
Et pour un court instant, tout s’est aligné. Le bruit du vent, la lumière sur l’eau, le sel sur ma peau. Je ne suis plus cette femme blessée, ni cette mère seule, ni cette silhouette qui lutte.
Je suis juste… vivante.
¹ Corchopan : terme d’origine espagnole désignant une planche de surf en mousse, large et très stable, généralement utilisée par les débutants.
² Baïne : cuvette naturelle formée dans le sable à marée basse. À marée montante ou descendante, les courants qui s’y créent peuvent entraîner les baigneurs vers le large.
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