Par Mohamed MOUHOUBI
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Fils de la montagne, je porte en moi le souffle des cimes et la mémoire minérale des hauteurs. Je m’inspire d’une nature souveraine, dans ce qu’elle offre de plus âpre et de plus indompté, là où la beauté naît de la rudesse et la vérité du fracas. Écrire s’est imposé comme une nécessité intérieure : ces vingt nouvelles sont les fragments d’une quête de soi, une thérapie inversée où la narration devient le scalpel de l’âme. Chaque page y explore la part sauvage de l’être, afin d’en extraire une lumière plus nue et plus essentielle.
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Né en 1986 en Algérie. J’enseignais la littérature anglo-saxonne pendant dix ans dans deux universités (à Tizi Ouzou, puis à Béjaïa). J’ai publié un roman en anglais intitulé « Ziri’s Quest ».

La Montagne noire n’est pas un livre : c’est une ascension intérieure, une traversée des cimes où l’homme affronte sa propre verticalité. Son thème est celui de la montagne comme miroir de nos abîmes et de nos élévations, chair de pierre où se gravent nos drames les plus secrets. Son originalité tient à cette écriture qui taille dans le roc de l’âme, sans jugement, laissant au lecteur le pouvoir d’achever l’écho. Participer à sa lecture, c’est prêter son souffle à ces hauteurs, devenir l’arpenteur d’un territoire où chaque conscience érige sa propre cime. Inspiré par la mémoire, la rudesse et la dignité des terres algériennes, il aspire à une chose rare : transformer celui qui ose l’ouvrir.

La laine me parlait de ma mère. Pas avec des mots, non. Avec une chaleur lente, obstinée, qui montait de la poitrine vers la gorge comme un chant ancien. Elle avait la même odeur que ses mains quand elle rentrait du froid, un mélange de fumée, de lait aigre et de terre propre. Quand je fermais les yeux, je revoyais ses doigts crevassés courir dans mes cheveux d’enfant, compter mes os pour vérifier que j’étais encore entier. Le tricot pesait sur moi comme une paume maternelle posée trop longtemps, une bénédiction silencieuse qui n’ose pas se retirer de peur que le monde ne recommence à trembler.
Il me ramenait aux nuits froides de Kabylie, celles où le vent descend des crêtes comme un voleur de chaleur, siffle dans les fissures des portes, mord les oreilles jusqu’au sang invisible. Dans ces nuits-là, on dormait tous dans la même pièce, serrés contre le feu maigre, les corps emboîtés comme des pierres dans un mur ancien. Les chèvres entraient parfois, autorisées comme des parentes pauvres, leurs flancs tièdes collés aux nôtres, leurs souffles lents dessinant de petits nuages vivants dans l’air noir. On entendait leurs mâchoires travailler le vide comme si elles mâchaient nos peurs pour nous laisser dormir.
Et la laine me disait cela, sans voix, sans alphabet : tu n’es pas mort. Elle le répétait à chaque maille, à chaque frottement contre ma peau trouée. Tu n’es pas encore une histoire racontée par d’autres. Tu respires toujours. Tu fais encore de la buée contre le monde. Tant que ce fil tient, toi aussi. C’était une phrase simple, tissée sans grammaire, mais plus solide que tous les ordres militaires : rester vivant est déjà une victoire. Et moi, soldat troué, je m’y accrochais comme un enfant s’accroche à la robe de sa mère quand la nuit devient trop grande pour ses yeux.
Je regardais Mathilde.
Je n’osais pas la toucher. Elle non plus.
On s’aimait comme des statues bibliques. Debout.
Muets.
Interdits.
Elle me parlait parfois :
- Ça tient chaud ?
Je disais : Oui.

Je vous invite à participer aux étapes de la naissance de mon livre dont l'objectif de préventes est de 990,00 €. Chaque prévente apportera sa pierre à la réalisation des maquettes, de la correction, de l’impression, de la promotion médias et de la diffusion en librairies. C’est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, auteures, lecteurs, lectrices, amoureux et amoureuses des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité en bénéficiant d'une équipe de professionnels.
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