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Dans un village des gorges de l’Ain écrasé par une chaleur inhabituelle, les silences parlent autant que les êtres. Des Bonheurs Autrement tisse les destins d’hommes et de femmes confrontés au deuil, à la mémoire et à la disparition progressive d’un monde rural. Entre poésie, nostalgie et lucidité, Martial Victorain livre un roman choral sensible, profondément humain, où les paysages portent encore l’écho des bonheurs simples. Une fresque intime et vibrante sur ce qui demeure lorsque tout semble vouloir s’effacer.
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Né dans l’Ain, entre les contreforts du Bugey et du Jura, Martial Victorain est un auteur autodidacte qui écrit depuis l’enfance. Déjà publié à compte d’éditeur à cinq reprises, Des Bonheurs Autrement constitue son sixième roman. Lauréat du prix Claude Favre de Vaugelas en 2016 et 2018, il a également vu son roman jeunesse sélectionné par le club Kiwanis en 2017. Habitué des salons du livre et des conférences, il fut notamment invité d’honneur aux côtés de Bernard Pivot au salon du livre d’Arnans.

Des Bonheurs Autrement est le sixième roman de Martial Victorain, auteur autodidacte profondément attaché à sa terre natale. Inspiré par son retour dans l’Ain après plus de vingt ans d’absence, ce projet est né d’un constat douloureux : celui d’un territoire rural bouleversé par le tourisme de masse, le réchauffement climatique et la disparition progressive des liens humains qui faisaient autrefois son identité.
À travers une écriture poétique et immersive, le roman explore, le temps d’un été étouffant, les existences croisées d’habitants d’un petit village des gorges de l’Ain. Louise, vieille femme enfermée dans le silence depuis un AVC, dialogue avec ses souvenirs et les fantômes de son passé tandis qu’au bistrot du village se dévoilent les tensions d’un monde en perte de repères.
Roman choral à la fois tendre et mélancolique, Des Bonheurs Autrement parle de mémoire, de deuil, d’attachement à la nature et de résistance à l’effacement. Pendant plus de six années de travail, l’auteur a façonné chaque personnage et chaque émotion avec sincérité et sensibilité, faisant ressurgir des fragments d’enfance, des paysages aimés et des vérités profondément humaines. Ce roman est avant tout une déclaration d’amour à une ruralité fragile, à ses habitants et à ces bonheurs simples qu’il est encore possible d’inventer autrement.
En ce milieu de matinée Vétille était un village incandescent, un essaim de maisons sur les toits desquelles le soleil s’écrasait comme un fruit trop mûr. Coincées entre les pierres chaudes des murs et la mélasse du goudron, ses ruelles mollissaient. L’endroit était désert, sans âme qui vive pour braver l’étouffante tiaffe d’un monde semblant tenir en suspension. Il n’y avait, pour échapper à cette tiédeur, que les ventres noirs des maisons où trouver un peu de fraîcheur et de réconfort. C’est dans cette ambiance surchauffée, par un dimanche d’avril, que tout commença. Un dimanche, où l’ennui sur son 31, se tenait au grand complet.
On aurait pu croire qu’ici commençait la fin. Dans le semblant de douceur des trois tilleuls qui ombrageaient la petite place, ceint entre le bâtiment de la mairie et le terrain de jeu de quilles, se trouvait un vieux lavoir aux pierres polies. Au pied de celui-ci un mince filet d’eau suintait entre des dalles moussues. En traversant par-là on respirait des odeurs de vase qu’un courant d’air vous pétrissait aux narines. Tout le reste du village ne tenait qu’à sa flaccidité habituelle, et, on ne sait par quel prodigieux miracle, aux enseignes de ses trois derniers commerces. La boulangerie Foucard, l’épicerie Mercier qui fait l’angle, et sur le trottoir d’en face, le bistrot Chez Dédé. Il n’y avait pas si loin encore, on y trouvait la quincaillerie du père Marius, la boucherie des Verneuil, et le tabac-presse de l’Henriette et du Pierrot. Du passé de ceux-là ne subsistaient que les plaques émaillées et rouillées au-dessus des devantures abandonnées. L’école primaire et sa cour de récréation, toute boursouflée de rires et de ballons prisonniers, elle aussi avait disparu.
Plongé dans ce décor soporifique, rappelant par certains aspects un cloître à l’heure de la prière, on aurait pu croire que les habitants avaient succombé à la canicule qui toastait la région depuis plusieurs semaines. Pourtant, le village regroupé autour de sa petite église, pareil à un troupeau son berger, défiait l’usure du temps. Il plongeait ses racines au cœur d’une vallée que guidait une procession de collines. Des monticules couverts de bois, infatigables à vouloir rester debout. 39 à l’ombre ! La fièvre qui s’inscrivait au mercure des baromètres battait tous les records ce matin-là. Du jamais vu à cette période de l’année.

Je vous invite à participer aux étapes de la naissance de mon livre dont l'objectif de préventes est de 990,00 €. Chaque prévente apportera sa pierre à la réalisation des maquettes, de la correction, de l’impression, de la promotion médias et de la diffusion en librairies. C’est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, auteures, lecteurs, lectrices, amoureux et amoureuses des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité en bénéficiant d'une équipe de professionnels.
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