Par Ludovic SCHMITT
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À Nouzonville, dans les Ardennes, Jacques, un commerçant respecté de la rue Édouard Vaillant, voit son monde s'effondrer suite à un diagnostic médical sans appel. Face à l'angoisse de la maladie, il décide de baisser son rideau de fer pour entreprendre un pèlerinage vers le sanctuaire de Saint-Antoine des Hauts-Buttés.
Je vous propose d'être acteur de la naissance de mon livre en m'aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus !
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Passionné par la narration et le développement de récits captivants, Ludovic Schmitt excelle dans l'art de tisser des intrigues et de donner vie à des personnages mémorables.
Il est notamment l'architecte de la fiction palpitante Croisière mortelle , un projet sombre et captivant où l'angoisse et les rebondissements respectent le lecteur en haleine à chaque page.
À travers ses écrits, Ludovic aime explorer les thèmes de l'héritage, de la foi et des relations humaines. Il prend plaisir à faire voyager ses figures clés d'une intrigue à l'autre, créant ainsi un univers narratif riche, cohérent et profondément humain. Autour de personnages centraux comme Jacques, on croise souvent :
- Pierre, l'ami fidèle de longue date.
- Lydie, qui apporte sa propre lumière au récit.
- Nounours, le compagnon au dévouement sans faille.
Cette interconnectivité se déploie notamment dans sa fiction Le refuge de l'espoir, habitée par la ferveur et la dévotion profonde envers Saint Antoine.
Derrière l'écran, Ludovic Schmitt s'impose comme un véritable maître du jeu littéraire, maniant le mystère et les dynamiques relationnelles avec une précision remarquable.

Quittant son confort et ses certitudes de notable, Jacques s'enfonce dans la forêt ardennaise. Sa marche devient une épreuve physique et spirituelle où il apprend l'humilité. Il y fait des rencontres marquantes :
- Émile, un vagabond qui lui enseigne la fraternité dépouillée et lui offre un bâton de marche.
- Pierre et Lydie, ses amis restés fidèles dans la vallée.
Arrivé au sommet, accueilli par le père de la paroisse et les sœurs du sanctuaire, Jacques entame une métamorphose intérieure. À travers le travail manuel du "Pain de Saint-Antoine", une neuvaine de silence absolu et la vénération des reliques, il comprend que le véritable miracle n'est pas forcément la guérison du corps, mais celle de l'âme. Il apprend l'abandon et la paix intérieure.
Le refuge de l'espoir est un livre de combat contre la maladie, grâce à la prière et l'amour envers Saint Antoine de Padoue.
Les gens malades vont trouver dans ce livre la force et le courage de combattre la maladie. Il reflète le combat que j ai mené moi-même face à un cancer du col du cholédoque. La prière a été un véritable médicament qui m'a soigné. Aujourd'hui, je suis guéri. C'est la raison pour laquelle j'ai voulu rendre hommage à ce lieu et à Saint Antoine.

Chapitre 1 : Le Rideau de Fer
La brume de la Meuse collait aux vitres de la boutique de la rue Édouard Vaillant. Jacques restait immobile derrière son comptoir en bois patiné, le regard perdu sur les bocaux de verre alignés. Commerçant depuis trente ans, il connaissait chaque habitant de Nouzonville par son nom, ses habitudes, ses petites joies. Mais aujourd'hui, le monde derrière sa vitrine lui semblait étranger. Devant lui, entre la caisse enregistreuse et un carnet de commandes, une enveloppe blanche déchirée vomissait son contenu. Les mots étaient là, froids, cliniques, définitifs, comme une sentence tombée sans appel. À Nouzonville, on connaît le bruit des rideaux de fer qui grincent à l'aube, mais ce silence-là était bien plus assourdissant. C’était un diagnostic qui ne laissait que peu de place au doute.
Lui, qui avait passé sa vie à servir les autres, à conseiller, à rassurer derrière son comptoir, se sentait soudain transi de froid. Une douleur aigre, qu’il avait longtemps ignorée pour ne pas faire défaut à ses clients, semblait maintenant prendre toute la place. Il se souvenait de l'effervescence des jours de marché, du tintement de la clochette de l'entrée, de la fierté d'être le cœur battant du quartier. Tout cela appartenait à un monde qui s'effaçait, remplacé par l'odeur d'éther des salles d'attente. La pendule du magasin marquait chaque seconde avec une régularité insupportable. Jacques pensait à sa famille, à ce secret trop lourd qu'il portait maintenant sous son tablier. Comment dire à ceux qui comptent sur vous que la boutique de la vie va peut-être fermer ses portes ?
Il se leva péniblement, ses articulations criant leur fatigue, et s’approcha de la vitrine embuée. Au loin, les collines ardennaises se devinaient, sombres et majestueuses. C’est alors que, du fond de sa mémoire, surgit une image : sa mère, un vieux missel à la main, priant pour que les affaires marchent et que la santé reste. Elle parlait souvent de ce lieu, là-haut sur les crêtes, où les cœurs lourds trouvent un refuge. « Saint Antoine ne laisse jamais une âme dans l’obscurité », disait-elle. À l’époque, Jacques souriait, fier de sa réussite commerciale. Mais aujourd'hui, face au vide, ces paroles résonnaient comme une bouée. Il sentit le besoin de mettre des mots sur son angoisse, des mots qui ne seraient pas des chiffres de comptabilité.
Il joignit ses mains, ses doigts habitués à rendre la monnaie se croisant avec une maladresse touchante. Sa voix s'éleva dans la boutique vide :
« Grand Saint Antoine de Padoue, toi qui aides à retrouver ce qui est perdu, écoute-moi. Je ne cherche pas une clé égarée, mais la santé qui m'échappe et l'espoir qui s'éteint. Le médecin a parlé, mais je sens que ma vie ne peut se résumer à ces lignes. Je suis perdu dans le brouillard. Toi qui as connu la marche, donne-moi la force de ne pas m’effondrer derrière ce comptoir. Aide-moi à retrouver le courage des anciens. Si mon corps doit souffrir, que mon esprit reste debout, digne comme nos forêts. Saint Antoine, sois le phare dans ma tempête, guide mes pas vers une clarté nouvelle. Ne me laisse pas seul avec ce diagnostic. Amen. »
Jacques resta ainsi quelques instants, les yeux clos. La prière n’avait pas effacé la maladie, mais elle avait ouvert une brèche. Il rouvrit les yeux et regarda vers les Hauts-Buttés. Une pensée fixe germa : il ne finirait pas ses jours entre ces étagères. Il y avait un pèlerinage à faire, un compte à régler avec le destin. Le café était froid, mais une nouvelle chaleur l'irriguait. Il rangea les papiers médicaux sous sa caisse. Ce n’était pas un déni, c’était le début d’une résistance. Jacques venait d’entrer dans la fournaise, mais il n’y entrerait pas sans défense. Demain, il commencerait à préparer son départ. Il irait voir l'église de son enfance, il chercherait le chemin de la montagne. Le chapitre de la peur se fermait, celui de la foi commençait à s’écrire.
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