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Certaines histoires mûrissent longtemps avant de trouver leur forme. Ce roman s'inscrit dans l'espace fragile où l'intime se heurte à l'Histoire : Récit d'un amour qui se faufile entre les fissures d'un pays qui vacille, et persiste quand tout autour se défait.
Il puise sa substance dans la Syrie de mes souvenirs – les ruelles millénaires parfumées de jasmin, les montagnes à l'aube – et dans mes lectures, de Mahfouz à Kundera, qui m'ont enseigné que la littérature peut être à la fois lampe et refuge.
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L'auteur, médecin Franco-libanais a grandi entre deux mondes et deux cultures. De cette richesse est né ce roman, une histoire d'amour et de transmission, d'exil et de renaissance.

C'est un roman d'Initiation et de formation, de mémoire et de résilience. Il retrace l'histoire d’une rencontre entre une jeune Française portant un deuil et un jeune Syrien passionné de poésie. L'amitié devient amour tendre, dans une ville traversée de tensions invisibles.
À l'ombre d'un olivier centenaire, les deux adolescents échangent un serment qui les lie profondément. Mais la révolution syrienne éclate. Le jeune Syrien, engagé dans la défense des droits humains, assiste impuissant à l'arrestation de son père.
La guerre, la répression et les arrestations forcent les deux adolescents à s’exiler en France où ils tentent de reconstruire leur vie marquée par la nostalgie et les cicatrices du passé.
Ce roman s'adresse à un public Jeunes-Adultes et à tous ceux qui sont en quête de sens et de beauté, de tendresse et de justice.
En écrivant ce livre j’ai aspiré à perpétuer la mémoire de ceux qui cherchaient la lumière au milieu des ténèbres et des ruines.

{Le banc de pierre, sous l’ombre généreuse de l’olivier, les accueillit. Ils y déposèrent leur panier de provisions avec une déférence presque religieuse. Le vent, s’engouffrant dans le feuillage argenté, fit danser les feuilles, et dans leur froissement, on crut entendre le chant d’une langue immémoriale.
Jad s’enfonça dans l’herbe rase, s’asseyant contre le tronc noueux de l’olivier centenaire.
À ses côtés, le banc de pierre brute, taillé jadis par les mains de Jobran, son grand-père paternel, semblait faire corps avec l’arbre.
Il leva les yeux vers les branches colossales qui s’étendaient sur une dizaine de mètres.
— Sidi, murmura-t-il, raconte-nous encore l’histoire de ce champ de vignes et d’oliviers, là-haut. Maman en parlait comme d’un lieu sacré.
Jobran hocha lentement la tête, un mouvement chargé de mémoire. Il se redressa, s’adossa au tronc, prit une longue et profonde inspiration, puis commença à l'adresse de Zoya et Jad.
— Ma Jamila, que Dieu accorde la paix à son âme, n’avait que vingt ans lorsqu’elle a planté ces oliviers et ces vignes là-haut. Elle seule croyait en la forêt future qui naîtrait entre ces rochers nus. Chaque jour à l’aube, elle gravissait ce chemin, ses jarres remplies de l’eau du puits. Elle ramenait un seau de terre rouge, arrachée à la terre plus loin, la déposait entre les pierres, et y installait les jeunes pousses qu’elle abreuvait avec constance. « Les arbres ont besoin d’amour autant que d’eau », disait-elle. Regardez aujourd’hui, comme ce verger nous bénit.
Émue par le récit, Zoya se leva d’un bond souple, s’approcha et déposa un baiser léger sur la joue burinée du vieil homme.
Le repas s’improvisa alors, dans une harmonie qui tenait du rituel.
Sous le regard précis de son grand-père, Jad ramassa des brins de romarin et de thym sauvage, les enflammant doucement pour libérer une volute de fumée aromatique.
Les morceaux de bois sec, glanés aux alentours, s’embrasèrent lentement, se muant en quelques minutes en braises ardentes.
Zoya, agenouillée dans l’herbe, tranchait le pain, les tomates mûres et deux concombres fins, préparant une salade d’une fraîcheur éclatante.
— Doucement, mon fils, conseilla Jobran, observant Jad embrocher les morceaux d’agneau marinés à l’huile d’olive et les approcher du feu. Tourne les broches avec la même lenteur et le même soin que si tu tournais les pages d’un livre de sagesse ancien, craignant d’en altérer la moindre ligne.
Zoya éclata d’un rire cristallin.
— Vous parlez toujours en paraboles, grand-père ? Où avez-vous appris cela ?
Le patriarche plissa les yeux, un sourire se dessinant dans ses rides profondes.
— Les arbres et le feu enseignent aussi bien que les livres, ma fille. La nature dit ce que les hommes taisent.
— Et vous, qu’est-ce qu’elle vous a appris ? osa-t-elle.
Jobran contempla l’horizon, son regard se perdant dans la lumière lointaine, avant de répondre.
— Que la solitude n’existe pas si l’on sait écouter. Le vent parle, les pierres gardent la mémoire du monde. Et quand on a un ami comme lui, dit-il en tapotant le tronc rugueux de l’olivier, on n’est jamais vraiment seul.
Autour du foyer, la conversation vagabonda.
Ils parlèrent de la Syrie, de ses blessures, mais aussi de sa lumière inéteignable.
Zoya demanda, le ton grave.
— Comment ne pas perdre l’espoir, Sidi, quand tout autour de nous paraît sombrer dans les ténèbres de la nuit ?
Jobran caressa sa barbe blanche.
— Regarde cet arbre. Il a traversé la sécheresse, le gel, la foudre et les haches. Pourtant, chaque printemps, il offre ses fruits. On n’aime pas un vieil arbre pour sa perfection. On l’aime parce que, même blessé jusqu’au cœur, il continue de donner. Comme notre pays. Comme nos âmes.
— C’est d’une grande beauté, murmura Zoya. Mais parfois, j’ai l’impression que le monde entier a oublié cette Syrie-là. Le pays souffre, étouffé par la dictature.
— Le monde oublie ce qui ne crie pas, répondit Jobran. Mais nous sommes les gardiens. Chaque histoire racontée est un acte de résistance contre l’effacement. Les tyrans tomberont d'eux-mêmes lorsque le peuple s'éveille et cesse de les craindre.
Ils évoquèrent la France, ce pays que le grand-père Jobran avait visité une seule fois, en 1973.
— Paris ? Une grande dame fardée, oui, répondit-il en riant. Elle séduit, mais on ne perce jamais les secrets qu’elle dissimule. Les gens y courent sans cesse. Comme s’ils fuyaient quelque chose d’invisible. Ici, quand un homme souffre, cela se voit. Là-bas, tout semble maîtrisé, mais derrière le masque de la ville, je crois que les cœurs saignent en silence.
— Et vous n’avez jamais eu envie d’y rester ? demanda Jad.
— Mon fils… Mon cœur était déjà ici, enraciné sous cet arbre. À quoi bon faire voyager le corps si l’âme refuse de suivre ?
Ils parlèrent encore longtemps. Jobran évoqua ses rêves d’adolescent, les bancs de l’école du village, les livres dévorés à la lueur d’une bougie, les vers griffonnés dans les marges de ses cahiers.
— Moi aussi, j’ai écrit, murmura-t-il presque à voix basse. Des poèmes pour les filles du village, pour ces montagnes, pour Jamila ma bien-aimée. Plus maintenant. À mon âge, on se contente de lire le grand livre de la nature. Il dit l’essentiel.}
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