Par Christophe Proix
Alors que j'étais en volontariat au Cameroun, comme formateur agricole, combien de fois j'ai levé la tête des herbes que j'étais en train de défricher ou des pots d'avocatier que je transplantais. Un de mes apprenants qui passait par là me saluait. Et je pensais : "Je fais le plus beau métier du monde". Je me considère comme un gars extrêmement chanceux : ce sont mes mots qui décorent ce livre, mais ce sont mes jeunes qui le remplissent de leurs mots et de tous ces moments de vie. Écrire ce livre, ce n'était pas un travail de ma part. C'était partager ma joie, c'était rendre hommage à mes jeunes, c'était accepter cette magnifique expérience.
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Je vous propose d'être acteur de la naissance de mon livre en m'aidant à faire de sa parution prochaine, avec les Editions Maïa, un succès. Plus les préventes seront nombreuses, plus mon livre sera promu et diffusé. En retour, vous serez présents dans le livre en page de remerciements et vous recevrez le livre en avant-première, frais de port inclus !
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Je m'appelle Christophe Proix. Jamais je n'avais écrit de livre, je souhaite seulement partager ce que j'ai vécu. Je travaille désormais comme encadrant maraîcher dans un jardin d'insertion, et c'est une joie de tous les jours.

Au moment de coucher les premières lignes de ce livre, ce qui m’habitait c’était la rencontre avec l’Autre. L’Autre qui est différent de moi, qui parle avec moi, qui vit avec moi. Qui a une culture et des savoirs différents de moi. Et, dans cette altérité, nous arrivons à nous retrouver, à partager. Construire ensemble, c’est simple : ça peut se retrouver dans un clip de rap ensemble, une parole de réconfort, ou dans une matinée à semer à deux des graines de haricot.
Construire ensemble, c’est splendide. Ces moments que je livre dans toute leur intimité, s’ils parlent à d’autres personnes qui ont envie d’un peu d’humanité, alors je suis heureux.
Ce livre, je l’espère être une belle histoire que l’on se raconte autour d’un feu, entouré de gens qu’on aime.
Ce livre, c’est une petite, une toute petite goutte d’eau pour remplir l’océan de bonne volonté que sont les jeunes du CEFAN au Cameroun puisque chaque livre acheté reverse une petite part à l’association des anciens formés.

[…] Vraiment la saison sèche est dure ! Et comme si cela ne suffisait pas, un soir, autour de 17h30, alors que la douceur du soir vient amoindrir l’ardeur du soleil, je suis en train d’arroser mes haricots (riche idée que j’ai eue de les planter en septembre, la mère de Mme Sandrine, elle, se contente de les regarder sécher pour qu’ils terminent leur maturation. Mes haricots, eux, étant en plein milieu de leur croissance, je dois les irriguer abondamment !). Ma joue gauche me démange, et machinalement, je la frotte avec mon poignet, l’autre main agrippant toujours l’anse de l’arrosoir, faisant s’écouler l’eau. Mais la démangeaison ne disparaît pas. Et le milieu de mon avant-bras gauche aussi, il commence à me gratter. D’autres points d’irritation se déclenchent sur ma peau nue, moi qui ne portais pas de longues manches. Le cou, les bras, les mains, les joues… C’est un supplice ! Et chaque fois que je frotte à un endroit pour soulager la démangeaison, m’accordant une courte trêve en ce point précis, d’autres zones de mon corps tirent la sonnette d’alarme ! Pourtant, je dois finir d’arroser toutes mes lignes de haricot, mais je ne comprends pas, ne vois rien sur mon corps qui puisse justifier tout ceci ! La soirée était si belle, si calme, pourquoi faut-il que je sois désormais en train de danser la gigue de l’arrosoir ?
Fatah passe, tranquillement, homme serein à côté de moi qui me contorsionne et me tortille. Et il me donne la réponse, avec sa simple interrogation :
« Mais vous êtes en t-shirt ? Vous ne craignez pas les mout-mout ? »
Les mout-mout ? Qu’est-ce que c’est, ça ? J’avais déjà entendu citer ce nom dans les conversations, sans rien en penser de plus que le terme sonnait plutôt mignon. Fatah comprend que je ne comprends pas, heureusement, et compatissant, il m’explique :
« Les mout-mout, ce sont de petites petites mouches, qui viennent te mordre à la saison sèche. Ils sont souvent là tôt le matin et tard le soir, pas en journée. Mais on peut s’en protéger avec les longues manches.
- Mais est-ce qu’un jour le Cameroun va me laisser tranquille ? dis-je d’une voix plaintive.
- Ah ! C’est comme ça ici. » conclut laconiquement Fatah.
Sans demander mon reste, je le remercie, et j'écourte l’arrosage. Tant pis pour les haricots, je reviendrai demain ! Je m’enferme chez moi, les volets tirés et la porte close, j’allume la lumière, et je me contemple. Mon corps s’orne déjà de petits bourrelets rouges, à l’endroit des piqûres. Les démangeaisons me torturent encore, alors je me déshabille entièrement, je me lave, heureux de pouvoir sentir l’eau froide couler sur moi, me laver, et aussi apaiser cette sensation de brûlure. Quel bonheur !
Il me faudra plusieurs jours avant que je comprenne réellement ce que Fatah me disait. Un soir, toujours en train d’arroser, j’aperçois du coin de l’œil un mouvement. Je regarde, intrigué, ce que je croyais être une poussière ou un grain de sable, se poser après un vol, trop propre et trop circulaire pour ne pas être suspect, sur le milieu de mon avant-bras. Rester quelques secondes. Et sous mes yeux, fascinés, voir une plaque rouge, irritée, entourer le petit grain de poussière. Le voir s’envoler, toujours aussi ébahi. Et c’est alors que je ressens le venin de la bête, à la réaction nerveuse de mon corps, qui m’informe seulement maintenant que j’ai été piqué. Je pars mettre un pull pour me couvrir et continuer l’arrosage de mes cultures.

Je vous invite à participer aux étapes de la naissance de mon livre dont l'objectif de préventes est de 990,00 €. Chaque prévente apportera sa pierre à la réalisation des maquettes, de la correction, de l’impression, de la promotion médias et de la diffusion en librairies. C’est pourquoi je fais appel à vous, auteurs, auteures, lecteurs, lectrices, amoureux et amoureuses des mots ! Votre précommande permettra à mon projet de devenir réalité en bénéficiant d'une équipe de professionnels.
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